Un double meurtre, un détective amateur, un huis clos, des indices disséminés tout au long du récit pour permettre au lectorat de jouer les Sherlock Holmes : Jour de Gloire a tout du roman à énigmes. Mais c’est aussi un roman de SF. L’action se déroule à bord du vaisseau générationnel Gloire, à l’approche de sa destination finale. On y croise des robots, des intelligences artificielles, des personnages sortant de cryogénisation et, évidemment, le fameux Sense of Wonder propre à l’auteur. Bienvenue dans le space whodunit !
Avec Jour de Gloire, Alastair Reynolds revisite le roman à énigmes en le transposant dans un univers de science-fiction rétrofuturiste. Les références sont nombreuses, les rebondissements aussi, et l'auteur n'hésite pas à emprunter à d'autres genres, jusqu'à invoquer Roméo et Juliette. Pourtant, malgré des personnages complexes, le récit peine à convaincre. Le rythme est lent et l'enquête manque de suspense, tandis que la résolution du double meurtre se révèle assez prévisible. C'est finalement dans sa dernière partie que le roman prend une tout autre dimension avec une réflexion sur l'Univers qui nous entoure.
Jour de Gloire reste un bon whodunit, classique dans sa construction et dans sa résolution qui tire son originalité de son cadre science-fictionnel. Il s’adresse probablement davantage à un public friand de thrillers, n’ayant pas peur de s’aventurer dans l’espace, qu’au lectorat de l’auteur, fan d’Agatha Christie.

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