mercredi 30 septembre 2015

La fille flûte et autres fragments de futur brisés - Paolo Bacigalupi



Paolo Bacigalupi nous présente dix nouvelles, toutes plus sombres, plus glauques les unes que les autres. L'auteur aborde ici ses thèmes de prédilection : la destruction de nos ressources naturelles ou l'exploitation de celles-ci par des multinationales, la déliquescence de l'espèce humaine, les effets pervers du génie génétique le tout dans des futurs noirs sans avenir...

A moitié satisfait puisque cinq des dix nouvelles ont retenu mon attention.
  • La fille flûte n'est pas la meilleure du recueil mais c'est sûrement celle qui restera gravée dans ma mémoire... comment peut on inventer une telle histoire, quelle imagination (ou quelle perversion !!)
  • Peuple de sable et de poussière est une nouvelle d'une tristesse absolue où les hommes qui n'ont plus rien d'humain le redeviennent un tout petit peu grâce à un chien. Un peu d'espoir et de poésie dans ce monde sordide.
  • Le chasseur de Tamaris pose le problème de l'accès à l'eau et du contrôle de celle-ci par les grandes firmes multinationales. (Cela m'a fait pensé à la chanson des Cowboys Fringants : 8 secondes)
  • Groupe d'intervention est pour moi la nouvelle de ce recueil. Vie éternelle contre désir d'enfants. Ça secoue, ça fait mal !!
  • La pompe Six sur la transmission du savoir est la nouvelle qui m'a fait le plus réfléchir. 

Les cinq autres ne m'ont pas enthousiasmé voire carrément ennuyé comme celles se passant dans l'univers de La Fille Automate, univers qui m'est vraiment hermétique !!!

Pour finir, je recommanderais ce recueil aux inconditionnels de Paolo Bacigalupi et surtout à ceux qui ont aimé La Fille Automate, aux amoureux du post-apocalyptique et à ceux qui veulent découvrir cet auteur à l'imagination fertile.

La lecture de ce recueil me confirme que je ne suis pas un adepte de la nouvelle, histoire trop longue quand je n'accroche pas ou alors trop courte quand j'aime mais frustré car il me manque quelque chose. C'est vraiment plus un problème de forme que de fond. 


Les avis de Lune, Gromovar, Cédric, Plume, Efelle



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