mardi 5 mars 2019

Helstrid - Christian Léourier


Une Planète, un Homme, une IA

Helstrid de Christian Léourier ouvre la quatrième saison de la collection Une Heure Lumière. Avec ce dix-septième opus, Le Bélial nous propose un nouveau voyage loin de notre bonne vieille Terre. Et ce sera pour moi l'occasion de découvrir l'auteur.

Helstrid, une planète située à vingt-cinq années-lumière de la Terre, est pour le moins inhospitalière. Température glaciale (-150°C), vents violents, atmosphère toxique et séismes ravageurs sont le quotidien des rares hommes présents sur place. L'extraction d'un minerai rare est la seule raison de la présence humaine. Les volontaires ne sont pas légion. Une rupture amoureuse et l'attrait d'une bonne paye à la fin de la mission ont poussé Vic à s'engager auprès de la compagnie qui exploite Helstrid. L'exercice n'est pas sans danger, heureusement l'omniprésence des Intelligences Artificielles facilite la vie quotidienne. Un convoi de trois camions doit ravitailler un poste avancé avant qu'une nouvelle tempête n'atteigne la station. Vic embarque dans l'un d'eux. Présence illusoire puisque les IA contrôlent l'ensemble de l'expédition, l'humain devenant un simple spectateur de cette excursion dangereuse mais normalement sécurisée...

Christian Léourier nous livre un Planet Opera de qualité. Tout d'abord Helstrid, planète hostile qui nous réserve bien des surprises. Immersive et très visuelle, l'écriture de Léourier nous embarque sur cette terre chaotique. Mais le point fort de cette novella est la confrontation entre Vic et Anne-Marie, nom de l'IA du camion. Les échanges entre les deux nous questionnent sur le pouvoir des programmes informatiques. Est-ce que l'Homme apporte quelque chose à l'IA ? Ou est-il un frein à celle-ci ? La dualité homme-machine est tout à fait intéressante. Il y a un petit côté Isaac Asimov et ses Lois de la Robotique au sein de cette histoire.

Les états d’âme du personnage principal sont le seul bémol du récit. Ses souvenirs d'amours perdues peuvent sembler un peu répétitifs et en même temps ils sont en parfaite adéquation avec le lieu, les événements et les différentes réactions d'Anne-Marie.

Classique et efficace, Helstrid est à la fois un huis clos de haute volée qui interroge sur la relation Homme/Machine et un Planet Opera dépaysant. A découvrir et à faire découvrir.


Apophis n'a pas aimé, Xapur est plutôt mitigé, Just a Word et Feyd Rautha ont apprécié le voyage et Lune aurait voulu aimé. 



10 commentaires:

  1. "Les états d’âme du personnage principal sont le seul bémol du récit. Ses souvenirs d'amours perdues peuvent sembler un peu répétitifs"
    Un bémol insurmontable pour moi

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    1. Mais tu n'as lu que la moitié de la phrase... :-/
      Tu devrais surmonter ce bémol...

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    2. De mon côté, ça ne m'a pas dérangé. Et c'est dans ses passages, sauf erreur de ma part, qu'on entend la voix et quelques idées importantes de Maï, telles que Vic s'en souvient.

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    3. Pour moi non plus, ça cadre avec l'histoire mais c'est ce qui m'a le moins plus. Sinon j'ai beaucoup aimé le voyage.

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  2. Je l'ai acheté récemment et vais certainement le lire bientôt :)

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    1. Voilà. Merci de donner l'exemple à notre ami canin.

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  3. Un de mes prochains achats à coup sûr, vu que c'est le seul qui manque à ma collection et que tous les autres ont été lus ^^

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    1. Cette collection est une réussite... ;-)
      Bonne lecture.

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  4. Une novella prévue au programme pour moi ! (la question est juste : quand ?)

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    1. Quand tu voudras... mais ne tarde pas trop ! ;-)

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