Un véritable scénario de série TV !
Les éditions Actes Sud et leur collection Actes Noirs nous proposent régulièrement des romans surprenants, loin des sentiers battus, qu’il s’agisse de polars purs ou de dystopies. Celui qui ment le premier d'Ashley Elston s’inscrit dans la première catégorie, enrichie d’une touche de thriller psychologique.
Le pitch, sans être révolutionnaire, intrigue : une héroïne mène un double jeu… avant d'être confrontée à son propre passé. Evie Porter vit depuis peu avec Ryan, un entrepreneur à succès et héritier d’une splendide maison familiale. Un couple idéal pour une vie de rêve… sauf qu’Evie n’est pas celle qu’elle prétend être. Son identité est factice, elle agit en réalité pour le compte d’un certain M. Smith dont les motivations restent floues. Les choses se compliquent quand Ryan rencontre un ami d’enfance qui lui présente sa nouvelle compagne… dont le nom n’est autre que celui de la vraie identité d’Evie.
Surabondance est le terme qui caractérise le mieux ce roman. Trop d'histoires imbriquées, trop de retournements de situation, trop d'incohérences et de facilités, trop de flash-back inutiles. Pourtant les premiers chapitres sont prometteurs avec une mise en place intrigante et un suspense grandissant. Mais l'autrice semble trop inspirée par les séries hollywoodiennes et leurs multiples rebondissements, transformant son roman en scénario de feuilleton au long cours où chaque retour en arrière pourrait être un épisode.
Celui qui ment le premier a tous les ingrédients du genre : suspense, dramaturgie, rebondissements, personnages hauts en couleur et un dénouement final plus ou moins attendu. Du pur divertissement, un roman de hall de gare, qui se lit aussi vite qu'il s'oublie, mais qui permet de passer un (bon) moment et n'est-ce pas là l'essentiel ?

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