Un pur divertissement
Auteur d'une petite dizaine d'ouvrages pour enfants et adolescents, William Alexander s'adresse pour la première fois à un public adulte avec Destination Soleil, un space opera que l'on pourrait qualifier de Cosy SF.
A bord de son modeste vaisseau, Tova Lir délivre courriers, paquets et messages privés à travers tout le système solaire. Solitaire, elle n'a pour seule compagnie que des IA en cours de développement, chargées dans des entités cybernétiques, sur qui elle veille. Lors d'un trajet retour vers la Lune, où sa famille règne sur les Cités-Etats indépendantes, elle découvre un vaisseau abandonné. A son bord : un pilote mort et un mystérieux colis...
Destination Soleil, initialement publié sous forme de nouvelle (A Body in Motion) a été étoffé pour devenir un court roman d'un peu moins de deux cents pages. Malheureusement, cette extension n'apporte pas vraiment de profondeur. William Alexander signe ici un roman d'aventures sympathique et divertissant, peuplé de personnages singuliers et de situations cocasses, agrémenté de quelques notes d'humour et d'une touche de réflexion sur l'IA ou la conscience. Mais tout est esquissé : rien n'est vraiment développé et l'auteur semble enfermé dans ses deux ou trois concepts qu'il fait tourner en boucle, étirant parfois inutilement le récit.
Léger et efficace, tout en délicatesse, Destination Soleil reste une lecture plaisir que le lectorat rêvant d'aventures spatiales à la Becky Chambers ne manquera pas d'apprécier.

Rendez-nous la version nouvelle !
RépondreSupprimerJ'aimerais bien la lire pour voir le point de départ !
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