samedi 28 décembre 2019

Un océan de rouille - C. Robert Cargill

Des robots bien trop humains

Un océan de rouille de C. Robert Cargill sera la premier live publié l'année prochaine par Albin Michel Imaginaire. Post-apocalyptique, nerveux où l'action prime, ce roman frise avec le scénario hollywoodien, à renfort de grands effets spectaculaires et une écriture très visuelle. L'auteur étant scénariste, ceci explique peut-être cela.

L'action se déroule trente ans après la guerre ayant opposé les machines pensantes aux humains et quinze ans après la mort du dernier survivant de l'humanité. Les Hommes devenus dépendants des intelligences artificielles et des robots se sont retrouvés démunis quand l'électronique s'est retournée contre eux. Après l'extermination de l'humanité on pouvait s'attendre à une paix sur Terre, mais les Intelligences Artificielles, qui se sont regroupées en cinq grandes entités contrôlant des millions de robots, se sont à leur tour fait la guerre pour devenir l'Unique. Quelques robots résistent, revendiquent une certaine liberté, ne voulant pas être englobés au sein de l'une de ces Intelligences-Monde.

Fragile, un robot d'aide à domicile fait partie de ceux-là. Elle arpente l'Océan de Rouille, un cimetière pour robots où se retrouvent tous les androïdes déficients à la recherche de composants leur permettant de survivre un peu plus longtemps.

L'auteur s'attache à la survie de Fragile au sein de l'Océan de Rouille, un périple haletant, une course effrénée contre la mort où les rebondissements se succèdent à l'envie. Cette partie manque parfois de finesse, l'action pour l'action m'a parfois un peu dérouté, il faut dire que ce n'est pas forcément ce que je préfère. Heureusement la seconde trame narrative est beaucoup plus intéressante. C. Robert Cargill nous décrit, étape après étape, l’avènement des machines et comment les hommes ont perdu la guerre. Cette partie est beaucoup plus réflective tout en étant aussi explosive.

L'idée initiale très originale, le worldbuilding de qualité, l'écriture fluide, vive, non dénuée d'humour font d'Un océan de rouille un excellent page-turner. J'ai quelques réserves sur l’anthropomorphisme de ces robots qui me semble plus qu'anachronique à moins que ça ne soit un désir de l'auteur, car j'ai eu l’impression que les robots s'humanisaient dans le désespoir !

Pour conclure, Un océan de rouille ne sera pas le livre phare d'Albin Michel Imaginaire mais reste un roman léger, divertissant, bourré d'actions et sans prise de tête. Alors pourquoi bouder son plaisir ?





8 commentaires:

  1. Le principe général de ce livre m'a vachement fait penser à l'anime Casshern Sins qui était exactement sur le même thème et avec la même ambiance :)
    Le reste est surement très différent (niveau intrigue principale) mais j'avoue que ça me refroidit un peu parce que je n'arrive pas à me retirer ces images de la tête et j'ai l'impression que ça me pollue et va m'empêcher de me faire une idée unique de ce livre.

    Bref, peut être bien plus tard quand j'aurais un peu oublié ^^

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    1. Ne connaissant pas Casshern Sins je n'ai pas eu ce problème.

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  2. J'aimerai bien voir ce que ça donnerait en film.

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  3. J'en arrive à la moitié : un bon début, mais là je m'enlise un peu entre les relations entre les deux ennemis contraints de s'entraider pour sauver leur peau.
    J'espère que l'action va reprendre...

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    1. Dès qu'il y a un semblant de sentimentalisme on perd le chien ! lol

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  4. En effet pourquoi bouder son plaisir ? Je me suis bien amusée pour ma part :)

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    1. C'est le principal et le but rechercher, non ? ;-)

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