jeudi 29 septembre 2016

Les derniers jours du paradis - Robert Charles Wilson


En cette année 2014, on s’apprête à fêter les cent ans de la paix universelle, d'avancées sociales et de prospérité. Cette paix est en grande partie due à la présence d'une entité extraterrestre qui occupe la radiosphère (couche située au delà de l'atmosphère qui propage les ondes émises depuis la Terre) et qui intervient discrètement dans les décisions humaines.
Cette présence n'est connue que d'une poignée de scientifiques qui ont remarqué des anomalies dans la propagation des ondes, ils sont rassemblés au sein de la Correspondance Society. Leur but, détruire cette entité pour que l'humanité puisse enfin jouir de sa liberté et choisir sa destinée...

Pas de doute nous sommes ici en présence d'une uchronie mais ce roman est avant tout un road movie rythmé sans temps mort mais dont l'intrigue faiblit au cours du temps. Après un démarrage sur les chapeaux de roues, cela s’essouffle en effet assez vite et devient assez prévisible. Heureusement la plume de Robert Charles Wilson est là. c'est toujours bien écrit et cet auteur a le chic pour nous relater le destin extraordinaire de personnes ordinaires : une prose humaniste.

Sur le fond, il y a de nombreuses idées intéressantes assez bien développées comme le concept d'Hypercolonie et son comportement similaire à celui des insectes, les simulacres ou la radiosphère. Comme toujours une part de réflexion accompagne le récit, ici c'est la dualité sécurité-liberté.

Au final, ce n'est pas le meilleur roman de Robert Charles Wilson mais cela reste du Wilson une lecture très plaisante, rythmée et qui nous donne matière à réfléchir. Ne faisons pas la fine bouche !



5 commentaires:

  1. Ce roman m'avait aussi laissé un sentiment partagé, voir mitigé. L'impression que l'auteur avait eu du mal à lier tous les différents aspects. Mais il reste cependant un de mes auteurs favoris.

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  2. Pareil pour moi. J'ajouterais qu'il s'oublie vite, un peu plus d'un an plus tard il ne m'en reste pas grand chose.

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  3. Je compte lire un RCW un de ces jours, je crois que je vais commencé par un autre du coup! Du moins pour l'instant. Je ne l'écarte pas pour autant.
    Merci

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  4. @ Le chien critique & Tigger : Je crois que tous ceux qui aiment RCW ont le même avis, ce titre est dispensable dans la bibliographie de l'auteur.

    @ Lutin : Les affinités est peut être une bonne porte d'entrée avec l'auteur, sinon la trilogie Spin est elle indispensable de même que Les Chronolithes et j’ajouterais en bonus Blind Lake. ;-)

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