Mémoire de métal - Alastair Reynolds

Alastair Reynolds ne sait pas faire court !

Alastair Reynolds est connu pour ses longues, très longues, trop longues sagas qui s'étirent parfois à l'infini quand l'auteur tire plus que nécessaire à la ligne. Avec Mémoire de métal, une novella, nous ne devrions pas rencontrer ce problème. 

Au lendemain de l'armistice d'une très longue guerre, Scur est faite prisonnière, torturée et laissée pour morte par Orvin. On la retrouve quelque temps plus tard à bord d'un vaisseau-prison. Elle s'éveille en même temps qu'une partie de l'équipage et d'autres prisonniers. Déboussolée par sa sortie de stase, elle se demande ce qu'elle fait sur ce vaisseau. Mais des problèmes plus urgents apparaissent, le Caprice est dans un état déplorable mais surtout les membres d'équipage semblent ne pas savoir où ils sont vraiment. Pour Scur un autre problème, plus privé, se pose : la présence d'Orvin...

Alastair Reynolds, avec Mémoire de métal, nous offre un huis clos tendu au sein d'un vaisseau spatial dérivant dans le vide intersidéral. Sujet maintes fois proposé au lecteur de Science Fiction, l'auteur y apporte néanmoins son expertise et son originalité. Dans cet espace fermé, les ennemis d'hier doivent non seulement cohabiter mais aussi s'entraider. Et quand la mémoire centrale de l'astronef défaille, la solidarité est plus que nécessaire pour survivre. Avec ces deux thèmes centraux, la mémoire et l'oubli, Alastair Reynolds tisse une histoire prenante, pleines de bonnes intentions et d'images intéressantes. Mais malheureusement l'auteur ne fait qu'esquisser l'ensemble, les idées ne sont jamais vraiment développées, les personnages sont juste croqués, le worlbuilding est minimaliste, les zones d'ombre sont nombreuses...

Mémoire de métal ressemble plus à la base de départ d'un roman qu'à une histoire à elle toute seule. Sur un concept classique, Alastair Reynolds nous fait miroiter une histoire originale fourmillant d'idées novatrices mais se contente au final du strict minimum. Et pourtant le récit se dévore... Frustrant !


Les avis de Feyd Rautha


Commentaires

  1. C'est donc pour ça qu'il fait de longues sagas habituellement ? ^^

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il faudrait un juste milieu, parfois il est vraiment trop long... lol

      Mais cela reste un très bon auteur et son cycle de la Révélation est indispensable à tout amateur de sf grandiose.

      Supprimer
  2. Allez, j'essaie quand même, parce qu'il s'agit de Alastair Reynolds quand même ! :D

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire