jeudi 10 janvier 2019

Les heures rouges - Leni Zumas

Mauvaise pioche !

Etats-Unis, dans un futur proche, l’avortement est interdit. La PMA et l'adoption pour les femmes seules sont en passe de l'être également. Avec Les heures rouges, Leni Zumas nous propose un roman d'anticipation, une dystopie cruellement d'actualité. Par certains aspects le futur présenté est déjà notre quotidien. Le pitch est vraiment intrigant, les thèmes abordés sont porteurs. Avec des premiers retours plutôt bons, ce roman ne pouvait que m'attirer. 

Léni Zumas nous dépeint le quotidien de quatre femmes aux destins différents mais qui sont toutes enfermées dans leur désespoir et leur malheur. Gin qui vit au fond des bois dans une cabane est une marginale au passé trouble et fait office de "guérisseuse". Roberta, professeur d'histoire, célibataire,  qui veut faire un bébé toute seule. Susan, elle a abandonné sa carrière d'avocate pour élever ses enfants. Et enfin Mattie, une jeune lycéenne qui se retrouve enceinte prématurément. Quatre femmes, quatre vies et quatre façons d'aborder la maternité, le désir ou non d'enfants le tout dans un monde en pleine régression où la répression se fait de plus en plus vive.

La quatrième de couverture, ainsi que de nombreux blogueurs, font un parallèle entre ce roman et La servante écarlate de Margaret Atwood. J'ai l'impression que nous n'avons pas lu les mêmes livres. Cela ressemble plus à un élément marketing qu'à une réalité. La dystopie n'est ici, pas du tout développée, la régression en matière de droits ne suffit pas à créer un monde en déliquescence. Le contexte n'est qu'un prétexte pour découvrir les états d'âme de quatre femmes entre désirs et frustrations. Si j'étais le chien critique, je dirais que nous avons ici un roman à l'eau de rose qui ne s'assume pas. 

Quant au style, ce n'est guère mieux. Décousu, haché, saccadé... des paragraphes qui partent dans tous les sens, certains d'une ligne ou deux, d'autres qui semblent interminables. Le tout n'étant pas vraiment structuré. On peut y ajouter des dialogues d'une platitude consternante, vides de sens qui n'apportent rien à l'histoire et surtout qui ne nous apprennent rien sur la société conservatrice qui sévit.

Un autre effet de style très artificiel et sans grand intérêt, Gin, Roberta, Susan et Mattie sont souvent nommés par leur "titre" : la guérisseuse, la biographe, l'épouse, la fille. Pourquoi rendre impersonnelles ces femmes, une façon de montrer qu'elles sont à la fois chacune et toutes ?

Pour conclure, j'attendais beaucoup, peut-être trop de ce roman et au final j'en ressors frustré. On va simplement dire que Les heures rouges ne m'était pas destiné et que je suis complètement passé à côté.


Yuyine et Uranie ont toutes les deux adorées...


16 commentaires:

  1. C'est clair que là, tu ne donnes pas trop envie de le lire :-D

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    1. C'est pour ça que j'ai noté deux blogueuses qui ont adoré... ;-)

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  2. Bah! c'est clair que tu n'as pas aimé.
    Dommage de débuter l'année ainsi! J'ai eu plus de chance! :-)

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    1. Si c'est clair alors ca va ! ;-)
      J'ai commencé avec La maison des derviches qui était plus que bien...

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  3. Ben voilà que je deviens un étalon "sans filtre", Fichtre !
    A sa sortie, ce roman me faisait déjà assez peur, tu confirmes. L'impression que c'est de le genre de littérature qui se regarde le trou du c__ pour voir ce qui va en sortir...

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    1. Je pense que c'est surtout le style qui m'a fait sortir de l'histoire... parce que le propos aurait tendance à m’intéresser !
      Mais ce n'est pas pour toi, c'est un fait et j'ai tout de suite pensé à ta réaction. lol

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  4. J'ai été à deux doigts de faire l'acquisition de ce livre il y a quelques jours. Apparemment, j'ai bien fait de m'abstenir.

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    1. IL faut lire d'autres avis, je ne suis pas forcément une référence. ;-)

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  5. Ça ne me semblait déjà pas pour moi en lisant le pitch. Autant dire que s'il me restait la moindre poussière d'envie, elle est maintenant envolée. ^^

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    1. Si le pitch ne t'emballait pas alors pas de regrets ! ;-)

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  6. Ah mince bon de toute façon c'est surtout La servante écarlate que je dois lire !

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  7. Ah mince ! le résumé de ce sujet ne m'intrigue pas par contre tout comme Lune, je souhaite lire un jour "La servante écarlate".
    Bon après-midi !

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    1. Il faut lire La servante écarlate, celui ci est à mon gout plus dispensable mais je ne suis peut être pas le meilleur conseil sur ce coup.

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  8. Je pense que dans le même genre, je lirai La Servante écarlate, celui-là ne me fait pas forcément envie...

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    1. Il y a quand même un monde entre les 2. Ils sont assez différents et celui ci se revendique de la servante écarlate plus par idée marketing qu'autre chose.

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