samedi 2 septembre 2017

Drift - Thierry Di Rollo


Ca y est, Drift de Thierry Di Rollo est enfin disponible au format numérique ! Depuis le temps que je l'attendais... un peu plus de trois ans, le temps que l'auteur autorise Le Bélial à publier ses œuvres sous ce format (qui n'a à mes yeux que des avantages mais ce n'est pas le sujet du jour. ;-) )

Mais voilà, mon attente n'a pas été récompensée et mon enthousiasme est vite retombé. Je ne suis jamais rentré dans le roman, pas que ce soit mal écrit ou inintéressant, bien au contraire, c'est fluide, il y a de l'idée et même de bonnes idées. Le mélange post-apocalyptique, space-opéra saupoudré de transhumanisme a de quoi surprendre et plaire aux amateurs de Science Fiction. Sauf que cela n'a pas fonctionné avec moi. Ce n'est pas l'écriture sombre, noire, caractéristique de l’auteur qui m'a déplue, c'est le monde décrit qui ne m'a pas vraiment parlé et un héros auquel je n'ai jamais pu m'identifier.

Dans la première partie, l'auteur nous narre la fin de l'humanité sur la planète bleue, les humains vivent ou plutôt survivent dans des conditions extrêmes. Parmi eux, Darker, un adolescent amoureux transi de Kenny essaye de s'en sortir au milieu des cadavres et des rats (j'ai d’ailleurs noté que ces 2 occurrences revenaient plus que fréquemment dans les 150 premières pages, 39 cadavre(s) et 20 rat(s) ) Malheureusement Kenny ne survivra pas longtemps sur cette Terre ravagée, ce qui entraînera un changement radical pour Darker...

Le Space-Opéra n’apparaît que dans la seconde moitié du roman avec le Drift, vaisseau qui emmènera les Hommes vers les étoiles. De facture plus classique, c'est la partie que j'ai la plus appréciée sans être d'un enthousiasme débordant.

Pour conclure, je ne dirais pas que c'est un mauvais roman, Thierry Di Rollo maîtrise son sujet, même si parfois on peut avoir l'impression qu'il se disperse, la trame de l'histoire reste cohérente et son écriture percutante. Malheureusement je suis passé à côté comme cela arrive de temps en temps...


Les avis de : Cornwall, Lune, Blackwolf

   

8 commentaires:

  1. Je ne la trouve pas négative, ta critique, personnellement. Elle ne met pas en cause le roman ou l'auteur, juste ta capacité à entrer dans l'univers ou l'histoire. Ça nous arrive à tous.

    En tout cas, je ne suis pas spécialement intéressé par l'oeuvre du monsieur, mais je trouve positif, pour ceux qui le sont, qu'elle soit enfin disponible au format numérique.

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    1. J'avais beaucoup aimé La profondeur des tombes, roman noir là aussi, dans un monde post-apo.
      Ici c'est peut être le mélange des genres qui n'est pas passé.

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  2. Merci pour ton retour sur cette oeuvre, pour le prochain roman de l'auteur j'hésite entre celui-ci et Bankgreen.

    Sinon, pour le fait de passer à côté d'un livre ça nous arrive à tous, comme le souligne Apo, et il est vrai que c'est parfois difficile d'en parler, du moins de ne pas trop taper sur le récit ou l'auteur de manière injustifiée.

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    1. C'est pas facile en effet... j'aurais pu "taper" sur l'auteur pour sa position face au numérique mais je me suis retenu. ;-)
      Dire que j'ai attendu 3 ans, la patience n'est pas récompensé... lol

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  3. J'en suis à la moitié et j'ai la nette impression que je vais faire un copier coller de ton avis pour le mettre sur mon blog !
    Déjà que j'ai été passablement déçu/énervé que le space opera de la quatrième de couv' n'arrive qu'à la moitié du livre.

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    1. Sur ce coup, le Bélial n'a pas trop assuré pour la 4ème de couv'. Elle est plus que trompeuse !

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  4. Décidément, ce Thierry Di Rollo fait tout son possible pour vous énerver !

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    1. Ne nous fais pas dire ce qu'on n'a pas dit, ni même pensé... ;-)

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