samedi 3 décembre 2016

Existence - David Brin


Gérald est nettoyeur de l'espace, un boulot plutôt tranquille mais pas très gratifiant. Il doit récupérer tous les morceaux abandonnés qui flottent dans l'espace et risqueraient de percuter les satellites ou stations spatiales entraînant de graves dysfonctionnements. A l'aide de son lasso spatial, il attrape un réservoir de carburant, une caisse de matériel, un étage de fusée voire un bloc d'urine dérivant... Le dernier morceau en date qu'il doit attraper est un objet ovoïde aux reflets bleutés, quelque chose qu'il n'a jamais vu que personne n'a jamais vu... !
Voilà l'un des personnages que nous allons suivre pendant les 650 pages du roman. Et ils sont nombreux les protagonistes, aussi divers que variés comme cet écrivain à succès membre d'une secte, cette riche héritière passionnée d'astronomie dont le fils a disparu en mer lors d'une course suborbitale, une journaliste qui va voir sa vie changer radicalement ou cet accosté (un réfugié climatique) embarqué dans un monde qui le dépasse, pour n'en citer que quelques uns. 

Roman fleuve très fouillé assez décousu dans sa narration, Existence est à la fois passionnant par son inventivité, son débordement d'idées et parfois ennuyeux par un remplissage et un bavardage souvent inutiles, David Brin nous présente un roman orienté Hard-SF assez accessible où prédominent les Intelligences Artificielles, la Réalité augmentée, l'Hyperconnexion, le Transhumanisme, la vie Extraterrestre avec le célèbre Paradoxe de Fermi mais aussi des sujets plus humanistes tel le changement climatique et les conséquences sur les populations côtières. Sans oublier une petite pointe de complot pour donner du piquant à l'intrigue générale.

Dans son dernier quart, l'auteur nous emmène ailleurs et j'avoue que c'est là que je me suis un peu perdu, je ne sais pas si c'est la longueur qui m'a un peu lassé ou tout simplement les concepts mis en jeu qui m'ont parfois dépassé. Cela reste quand même grandiose, un émerveillement continu et un souffle vertigineux nous emportent tout le long de l'histoire où la réflexion sur le libre arbitre et la dualité choix/non-choix est omniprésente. 

Pour conclure, si vous aimez les romans fleuves à la Peter F. Hamilton où de grandes Familles dirigent le monde, si le Transhumanisme à la Alastair Reynolds vous émerveille, si les envolés spatio-temporelles chères à Stephen Baxter vous transcendent  et si vous aimez les problématiques climatiques et ses conséquences sur l'Homme comme le fait si bien Paolo Bacigalupi alors Existence de David Brin est fait pour vous. 


L'avis d'Apophis

7 commentaires:

  1. Merci pour cette chronique
    Depuis marrée stellaire je me demandais si je n'allais pas lire un nouveau roman de David Brin.
    je vais attendre un peu alors

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    1. Comme il se fait plutôt rare par chez nous... tu risques d'attendre un moment !
      Apophis (je viens de me rendre compte que je n'ai pas mis le lien vers son blog, je vais rectifier) lui a beaucoup aimé.

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    2. Tu peux essayer Saison de Gloire de lui aussi qui est excellent !

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  2. Je l'ai noté pour une future lecture, mais j'irai avec une certaine réserve grâce à ta critique. Et prendrai mon mal en patience pour passer les longueurs.
    Merci!

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    1. A noter que je ne suis pas particulièrement patient ! :-D

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  3. J'ai peur que ce soit trop long pour moi :/

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    1. Je te confirme qu'il y a des moments de "tout çà pour çà" comme tu les aimes ! ;-)

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