Un été sans fin - Joseph d'Anvers

 
Hypnotique et sensuel

Artiste touche-à-tout, compositeur, interprète, parolier, Joseph d'Anvers a aussi travaillé pour le cinéma et a été boxeur avant de se consacrer à l'écriture. Après Un garçon ordinaire qui nous plongeait dans la vie de six adolescents le jour de la mort de Kurt Cobain, il revient avec Un été sans fin, son quatrième roman. Cette fois il nous emmène sur la petite île grecque de Perasma pour un voyage à la fois sensuel et énigmatique.

Paul Sinner se réveille dans la chambre d'hôtel d'une petite ile grecque, la fenêtre grande ouverte sur la Méditerranée. Cadre idéal pour une villégiature dont il ignore la raison. Un accident de voiture hante ses rares souvenirs, le reste se perd dans les brumes de sa mémoire. Le personnel de l'hôtel, aux petits soins, lui assure qu'il n'a aucune raison de s'inquiéter : tous les frais sont réglés, il doit juste se reposer et profiter pleinement des lieux, ce qu’il fait d’abord avec retenue, avant de s’y abandonner, à mesure que ses souvenirs refont surface.

Un été sans fin est un court roman hypnotique et sensuel. Dès les premières pages nous sommes captivés par cet endroit merveilleux mais mystérieux et suivons Paul dans sa quête d'identité. Quand les souvenirs d'hier se mêlent aux expériences d'aujourd'hui, un questionnement sur l'existence, sur le libre arbitre et sur le poids des choix émerge. Portés par une plume aussi subtile que fluide, très visuelle et souvent musicale, nous suivons Paul dans ses pérégrinations, dans ses découvertes comme dans ses déconvenues. Le mystère s'épaissit progressivement mais des indices disséminés tout le long du récit permettent d'entrevoir l'issue. Dans ce voyage comme dans tout autre, la destination importe moins que le chemin parcouru...

Fidèle à son style, Joseph d'Anvers nous emporte avec lui, jouant une petite mélodie, naviguant entre sensualité et volupté, pour nous offrir un moment d'évasion tout en nous invitant à nous interroger sur le sens de la vie.

Commentaires

  1. Le pitch m'a fait penser à un polar, mais ça n'en est pas du tout un, si je comprends bien ?

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